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Fanfan débloggue !

Quand il ne chante pas ...

Conférence citoyenne à Paris "Ondes, Santé, Société" : les recommandations du panel des citoyens - 18/06/2009 | 28 juin 2009


Au terme de 5 semaines le panel des citoyens a rendu son avis.

10 recommandations à lire absolument.

Préambule
Nous sommes un groupe de 13 citoyens parisiens, réunis le 14 juin 2009, pour rendre un avis
à la demande de la Mairie de Paris, sur le thème « ondes, santé et société ».
Depuis le 23 avril, nous avons participé à deux week-ends intensifs de formation (dont le
programme est public), effectué des recherches personnelles, étudié des documents et
supports remis, choisi d’auditer des personnes (opérateurs, associations, élus, etc…) lors de la
séance publique du samedi 13 juin.
Certains d’entre nous regrettent que les associations n’aient pas été entendues dès les premiers
week-ends et que lors de l’audition il n’y ait pas eu de débat entre les scientifiques. Une autre
parmi nous, s’interroge sur les critères de choix des scientifiques sollicités pour la formation.
D’autres regrettent que cette formation se soit cantonnée à des aspects scientifiques et
juridiques. Enfin, nous déplorons l’absence de représentant de l’Etat et en particulier du
Ministère de la Santé lors des auditions publiques.
En tant que citoyens parisiens nous avons eu connaissance d’informations dont nous n’avions
jamais eu mot jusqu’alors. Ces informations mériteraient d’être diffusées et rendues
accessibles au plus grand nombre. Cependant, nous avons rencontré des difficultés à
déterminer qui croire, au regard des positions très tranchées et contrastées tant de la part des
associations, des opérateurs que des scientifiques.
Notre groupe au cours de ce travail, a été traversé de doutes, de craintes, de peurs, voire
d’angoisse ! Nous avons mesuré la difficulté de se prononcer au regard de la complexité du
sujet et de l’incertitude des données scientifiques. Pour certains d’entre nous, cet accès à des
informations et ces échanges ont fait évoluer nos opinions sur le sujet et aussi certaines de nos
pratiques : réduction des heures d’usage du portable, utilisation du filaire au lieu du Wifi,
utilisation de l’oreillette.
A l’issue de ce travail collectif :
nous considérons que le Ville de Paris peut et doit :
- agir sur ses propres espaces et installations
- influencer ses partenaires tels : la Région Ile-de-France, STIF, OPHLM,
- travailler de concert avec les institutions et associations compétentes,
- interpeller le gouvernement, pour qu’il joue pleinement son rôle
- coopérer avec d’autres villes françaises et européennes,
- adapter voire modifier sa charte.
nous formulons 10 recommandations pour agir.

10 Recommandations

1/ Paris : une ville numérique responsable
Nous voulons que Paris devienne une ville exemplaire parce que :
- modérant la surenchère des équipements numériques,
- encourageant des usages respectueux du savoir vivre ensemble
- permettant l’accès à tous des services numériques.

2/ Des lieux publics sans ondes :
· Dans tous les bâtiments publics (Administration, bibliothèques, écoles, hôpitaux etc.),
lorsque l’utilisation filaire est possible, la privilégier à l’utilisation du WiFi.
· Lorsque l’utilisation du filaire est impossible (ex : Jardin public), dans un souci de ne
pas occasionner de perte de service le WiFi pourra être conservé en veillant toutefois à
éloigner la source au maximum des espaces enfants.

3/ Paris exemplaire avec un seuil de 0,6 v/m:
Après avoir entendu tous les interlocuteurs : scientifiques, experts, élus, membres
d’associations, lors de nos journées d’information et de formation, un consensus se dégage de
leurs exposés : il n’y a pas de certitude au niveau de la santé ! Le risque zéro n’existe pas.
Nous recommandons cependant d’optimiser le réseau (technologie et implantation) pour
atteindre un seuil de 0,6v/m.
La majorité du groupe considère que ce seuil est atteignable et permettrait de
réconcilier opérateurs, citoyens et associations. Les réglementations européennes sont
diverses et divergentes à ce sujet. Certaines ont fixé le seuil à 0,6 v/m. Bien que ce seuil n’ait
aucune base scientifique, notre souhait que Paris devienne une ville numérique exemplaire
nous fait opter, pour 0,6 v/m, d’autant que d’autres villes s’engagent dans ce sens.
L’un d’entre nous considère que l’abaissement du seuil n’est pas fondé. Il suggère que le
Charte prévoit un abaissement progressif en fonction de l’évolution des techniques et du
résultat des études scientifiques. Il considère que l’effort de prévention est à porter
prioritairement sur l’usage du portable, et non sur le réseau. La Charte devrait inciter à
l’optimisation des technologies mises en oeuvre.

4/ Usages et prévention à l’école du téléphone portable
Pour l’éducation des enfants :
· Nous préconisons la non implantation des antennes à proximité (distance à définir
précisément, 100m ?) des établissements scolaires, (crèches, écoles maternelles,
primaires, etc…) et le non usage des portables au sein d’établissements scolaires par
les enfants.
· A partir du collège, les enfants peuvent être munis de leur téléphone portable mais une
prévention doit être mise en place par le corps enseignant sensibilisant au bon usage
du téléphone, comprenant des interdictions dans le cadre scolaire incluant un système
de sanction pour le non respect des règles.
· En effet, les collégiens doivent apprendre à limiter leurs « consommations d’ondes »
et prendre conscience des dangers éventuels de ces outils.
· En cas de retrait par l’enseignant du téléphone portable, un point sera organisé avec les
parents afin d’aider à responsabiliser ceux-ci et les adolescents. Ces réunions peuvent
être l’occasion de développer leur citoyenneté (risques pour les autres : « téléphonie
passive »).
· Certains d’entre nous préconisent une interdiction de la vente et de l’usage du portable
jusqu’à 14 ou 15 ans.

5/ Développer le savoir vivre ensemble dans les transports en commun :
· Dans le souci de vivre ensemble, nous suggérons de limiter l’installation des antennes
au sein des espaces de transport, ce qui limitera les émissions d’ondes
électromagnétiques, l’usage du téléphone portable, et permettra aux hypersensibles de
« se réapproprier » le Métro, le RER.
· De plus pour éviter toute contestation les acteurs du transport collectif doivent
apporter les informations nécessaires : des affiches ludiques expliquant l’interdiction
et les dangers des ondes dans ces espaces clos et en cours de déplacement.
· De plus, il convient de souligner que l’utilisation des mobiles dans le Métro et les Bus
gène les usagers et entrave la convivialité au sein de ces espaces (sonneries bruyantes,
conversations, interférences avec les autres ondes). Nous sommes donc pour le respect
de tous les habitants et la valorisation dans les transports collectifs d’une civilisation
du « savoir-vivre ensemble ».
· Certains membres du groupe ont évoqué qu’en cas d’utilisation des portables hors
situations autorisées pourrait être envisagée l’application de sanctions telles des
amendes.

6/ Vers une mutualisation des réseaux :
· Aujourd’hui il existe une mutualisation partielle des antennes. Cela doit évoluer vers
une mutualisation des réseaux. D’un point de vue économique comme écologique, il
faut tendre vers un réseau unique pour tous les opérateurs.

7/ Création d’une entité de contrôle et de suivi de la Ville de Paris (type Air Parif) :
Cette entité devrait :
· Réaliser un relevé de mesures des ondes en continu.
· Mettre à disposition des particuliers des instruments de mesure portable
· Communiquer sur un portail Internet les mesures faites par ce service technique,
· Publier les implantations d’antenne et les projets en cours,
· Constituer une cartographie qui permet d’établir un cadastre électromagnétique
consultable.
· Rendre publiques les infractions constatées et l’opérateur concerné,
· Transmettre ces informations aux services juridiques compétents.

8/ Une information citoyenne, complète et compréhensible par la Mairie de Paris :
Jusqu’alors, la communication des opérateurs a été dominante et a encouragé un usage sans
réflexion. Nous, citoyens, pensons qu’il est grand temps de faire une pause dans cette course
effrénée à toujours plus de technique, dont la plus value au plan humain n’est pas toujours
avérée.
Nous recommandons qu’un effort soit entrepris du côté de l’information que nous qualifions
de citoyenne. Il revient à la Mairie de Paris de développer des campagnes d’information :
- d’une part en direction des enfants et des adolescents, pour les inciter à un usage
modéré du téléphone portable et du wifi,
- d’autre part, en direction des parisiens adultes en charge de l’éducation d’enfants et
d’adolescents et plus largement pour favoriser un usage urbain du portable.
De manière plus générale, la mairie de Paris doit s’associer aux opérateurs pour conseiller
l’usage de l’oreillette à tous les utilisateurs et au travers de la charte doit exiger des opérateurs
qu’ils diffusent les documents santé et affichent sur les portables et les points de vente les
DAS de leurs produits.

9/ L’engagement de la Ville dans la recherche :
· Lancement d’études financées par la ville de Paris, par exemple :
o l’influence des ondes sur des pathologies existantes,
o les conséquences des ondes et de l’usage des portables sur les comportements,
o le suivi de cohortes d’utilisateurs de portables.
· Lors de la présentation d’une étude, la transparence des financements doit être
primordiale pour éviter toute controverse.

10/ Vers une reconnaissance de l’intolérance aux champs électromagnétiques :
· Que ces symptômes soient liés ou non aux ondes, une prise en charge adaptée et
personnalisée doit être mise en place par la Ville de Paris, en collaboration avec les
associations spécifiquement dédiées aux électro-hypersensibles.
· Une partie du groupe recommande que l’électro-hypersensibilité soit reconnue comme
un handicap.
· Enfin comme employeur, la ville de Paris pourrait réfléchir aux modes de prise en
charge au travail des personnes affectées par ces symptômes.

Publié par fanfanzik à 15:46:55 dans Actions Santé globale | Commentaires (0) |

Informatique et libertés en France : méthode chinoise | 04 avril 2009

La loi Hadopi votée à la sauvette par 16 députés !

Alors que le vote n'était pas prévu avant la semaine prochaine, les quelques députés présents à l'hémicycle à la fin de la discussion sur la loi Création et Internet ont été priés de passer immédiatement au vote, contrairement à l'usage. La loi a été adoptée, en attendant son passage en CMP puis au Conseil Constitutionnel.

 

On peine à en croire la démocratie dans laquelle on prétend vivre et écrire. Après 41 heures et 40 minutes d'une discussion passionnée sur le texte, il ne restait qu'une poignée de courageux députés autour de 22H45 jeudi soir lorsque l'Assemblée Nationale a décidé, sur instruction du secrétaire d'Etat Roger Karoutchi, de passer immédiatement au vote de la loi Création et Internet, qui n'était pas attendu avant la semaine prochaine. Un fait exceptionnel, qui permet de masquer le nombre important de députés UMP qui se seraient abstenus si le vote s'était fait, comme le veut la tradition, après les questions au gouvernment mardi soir. Ainsi l'a voulu Nicolas Sarkozy.

Les protestations du centriste Jean Dionis du Séjour n'y ont rien changé. "On est 2,5 % du Parlement", constatait-il pourtant d'un rapide calcul désolé, lui qui fut l'un des rares députés à avoir été omniprésent dans l'hémicycle pendant toute la durée du débat. Mais il a alors appris que son président de groupe François Sauvadet, qui lui ne s'est pas présenté une seule fois au débat, avait donné son accord pour ne pas fixer de date ultérieure à un vote solennel. Quant aux députés socialistes, à l'attitude décidémment bien ambigue, ils n'ont pas jugé utile de s'en émouvoir. Emballez, c'est voté. Quatre députés ont voté non (Martine Billard, Patrick Bloche et deux députés non identifiés), et une dizaine de mains se sont levées sur les bancs de la majorité pour voter oui. En tout, 16 députés étaient dans l'hémicycle au moment du vote.

Ca n'est pourtant pas rien qu'ont adopté les députés, en attendant le vote final qui suivra la Commission Mixte Paritaire du 9 avril, chargée de concilier les quelques divergences entre le Sénat et l'Assemblée.

Dans le seul et unique but affiché de protéger les intérêts d'une partie de l'industrie culturelle (et non des artistes), les députés ont créé un tribunal d'exception, l'Hadopi, qui aura pour charge d'avertir et de sanctionner des internautes dont le seul tort avéré aura été que leur adresse IP apparaisse sur des relevés d'infractions effectués, on ne sait trop par quelle méthode, par des ayants droit. Même si l'on connaît d'ores-et-déjà l'énorme risque de faux positif, le seul moyen pour l'internaute innocent de plaider sa bonne foi auprès de l'Hadopi sera d'avoir installé au préalable un logiciel de sécurisation labellisé par l'Etat, qui sera contrôlé à distance et en permanence par une société privée. Un véritable spyware imposé par l'Etat, aux conséquences funestes, qui révèle en réalité le but principal de la loi : obliger chaque internaute à équiper son ordinateur d'un filtre, qui permettra de cacher ces pirates que l'on ne saurait voir, et surtout demain, de sacrifier la liberté d'expression. Le tout en bafouant allègrement les droits de la défense, puisque malgré la mise en place d'une usine qui sera chargée d'envoyer 10.000 avertissements par jour et de prendre 1.000 décisions de suspension par jour, les internautes qui se sentent accusés à tort n'auront pas la possibilité de contester les accusations, ou alors uniquement après leur condamnation, sans suspension de la peine. Et bien sûr, sans qu'il soit matériellement possible de démontrer son innocence, pourtant réelle, sauf à produire d'improbables preuves qui n'en sont pas.

Et l'on nous dit que "tous les artistes" sont d'accord avec cela ? Qui peut le croire ?

En tant qu'internautes, la loi Création et Internet nous est totalement égale. Elle ne changera rien, ni pour les pirates qui ont déjà trouvé les failles ni pour les artistes qui ne mettront pas un centime de plus à leur déclaration d'impôts grâce à la riposte graduée. Mais en tant que citoyens, cette violation des principes qui fondent la République nous révulse. Elle aurait poussé, en d'autres temps, à l'insurrection. Et elle poussera, c'est certain, à la désobéissance civile. Si la démocratie étatique ne s'accomode pas d'Internet, l'Internet démocratique se fera sans l'Etat.

 

Publié par fanfanzik à 15:18:02 dans Démocratie à l'agonie | Commentaires (0) |

Seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques : la position du parlement européen | 03 avril 2009

Publié par fanfanzik à 09:07:00 dans Actions Santé globale | Commentaires (0) |

SIDA : le mythe se désagrège | 29 mars 2009

VIH : DEUX PRIX NOBEL POUR « L’ERREUR MÉDICALE DU SIÈCLE » ?

Le dernier prix Nobel de médecine suscite l’indignation d’une minorité dans la communauté scientifi que, notamment de la part des membres du Groupe pour la réévaluation de l’hypothèse VIH = sida. Retour sur la controverse avec le Dr Étienne de Harven, spécialiste incontesté des rétrovirus, l’un des tout premiers scientifiques à avoir émis des doutes.- - -télécharger au format PDF

ÉTIENNE DE HARVEN : « L’HYPOTHÈSE DU VIH EST EN TRAIN DE S’ÉCROULER »

Accusé de négationnisme par ses pairs, Étienne de Harven se définit plus précisément comme un négationniste du VIH. Il s’explique.- - -télécharger au format PDF

 copyright Nexus
AUX SOURCES DU DOGME VIH-SIDA

Dans les années 70, la recherche sur l’implication des rétrovirus dans le cancer est dans l’impasse. La découverte de la transcriptase inverse, une enzyme qui permet à un virus de « pirater » l’ADN d’une cellule, va alors permettre d’orienter les recherches vers une nouvelle cible : le sida.

ÉPIDÉMIE SURÉVALUÉE : UN TABOU ENFIN LEVÉ

Les voix commencent à se délier au sujet des estimations des agences de santé internationales qui ont de plus en plus de mal à justifier les moyens mis à leur disposition. Exemple avec James Chin, l’ancien directeur du programme mondial du sida à l’OMS.

QUE CACHE LE SIDA AFRICAIN ?

En Afrique, les critères de diagnostic et les modes de dépistage n’ont pas la rigueur de ceux pratiqués en Occident- - -télécharger au format PDF

DÉPISTAGE POUR TOUS : ATTENTION AUX FAUX POSITIFS !

La mise à disposition des tests de dépistage rapide soulève la question de leur fiabilité…

AZT, TRITHÉRAPIES : L’ENVERS DU DÉCOR

Il semble que les effets délétères des trithérapies soient largement sousestimés, notamment chez les foetus et les nourrisons.

 

source : http://www.nexus.fr/images/TopBasic.jpg

Publié par fanfanzik à 13:27:36 dans Actions Santé globale | Commentaires (0) |

Écrans de pub du métro : la RATP et Métrobus assignés au TGI | 26 mars 2009

Communiqué de presse – 10 mars 2009

Cinq associations (Résistance à l’agression publicitaire, Souriez vous êtes filmés, Big brother awards, Robin des toits et Le Publiphobe) viennent d’assigner la RATP et sa régie publicitaire Métrobus (filiale de Publicis et JCDecaux) devant le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris, pour leur projet d’installation massive d’écrans publicitaires « espions » dans les couloirs du métro parisien. Quatre écrans sont déjà actifs à la station Étoile, et 400 autres sont prévus d’ici à fin juin 2009. Par ailleurs, 800 écrans doivent être installés dans les gares SNCF d’ici à la fin de l’année 2009.

La première audience aura lieu le 1er avril 2009 à 9 heures, devant la chambre des référés du Tribunal de grande instance de Paris, 4 boulevard du Palais, 75001 Paris, métro Cité. Rendez-vous public devant l’entrée du Palais de justice à 8h30.

Des capteurs installés dans les écrans permettent de mesurer le nombre de personnes qui passent, et analysent leurs réactions afin de détecter quel élément de l'image a retenu leur attention. Ces capteurs peuvent aussi donner des informations sur l'âge et le sexe des passants réceptifs à chaque campagne.

La société Majority Report, qui équipe les panneaux avec cette technologie, est elle aussi assignée. Le nom de cette société fait référence au livre et au film Minority Report, dans lesquels le héros se voit interpellé par des écrans publicitaires, capables d’identifier les passants en scannant l’iris de leur œil à distance.

La démonstration du procédé dit « capteur de visage », sur cette vidéo en ligne de la société Quividi (concurrente de Majority Report), parle d’elle-même :

http://www.quividi.com/fr/in_action.html

Les 3 sociétés sont poursuivies pour violation de la législation sur la vidéosurveillance, ici utilisée à des fins purement mercantiles. De plus, les associations dénoncent la mise en place probablement illégale de dispositifs d’analyse de données biométriques, installés sans aucune concertation, et à l’insu total des usagers et du personnel de la RATP.

Cerise sur le gâteau : ces écrans sont également équipés de capteurs Bluetooth, capables d’envoyer des messages publicitaires sur les téléphones portables. Métrobus, qui assure que cela dépendra d’une démarche active du passant (qui devra s’approcher du panneau), oublie de préciser qu’elle avait d’abord prévu d’arroser directement les téléphones avec des messages publicitaires, mais que son projet s’était vu retoqué par la CNIL (2).

Or le Bluetooth, outre son caractère intrusif, est dans le collimateur des experts en santé publique : les dernières études internationales, validées notamment par l'OMS et le Parlement européen, dénoncent les risques sanitaires graves de ces technologies sans fil. Les usagers vont ainsi être soumis à un rayonnement électromagnétique supplémentaire et potentiellement dangereux, notamment pour les personnes électrosensibles (3).

Renversement des rôles

Cinq ans après le retentissant procès « des 62 », au cours duquel la RATP et Métrobus avaient demandé 1 million d’euros de dommages et intérêts à 62 antipublicitaires qui avaient barbouillé des affiches dans le métro, les rôles sont donc aujourd’hui renversés : au tour de la RATP et de Métrobus de se retrouver sur le banc des accusés !

C’en est désormais fini d’une certaine impunité en matière d’agression publicitaire. Ceux qui sont, à l’origine, simplement censés assurer nos déplacements quotidiens, vont devoir rendre des comptes sur leur politique de harcèlement publicitaire, menée à l'encontre des citoyens.

Cette action bénéficie du soutien de personnalités politiques : une question orale a été posée au gouvernement à ce sujet par Martine Billard, députée de Paris, le 18 février dernier ; le conseil de la Mairie du XIè vient d’adopter à l’unanimité un vœu au Maire de Paris demandant la suspension de l'installation des écrans ; le groupe des Verts au conseil de Paris va aussi déposer un vœu dans ce sens, aujourd’hui le 10 mars.

Rappelons enfin que les recettes publicitaires ne représentent qu’environ 1,7 % du budget de la RATP. Une augmentation de 5% du prix du billet suffirait pour faire disparaître toute la publicité du métro parisien (4), et rendre ainsi celui-ci plus agréable à utiliser.

Contacts presse :
- RAP : David Sterboul 04 66 29 82 85 ; Charlotte Nenner, 06 22 73 08 73 ;
- Souriez Vous Êtes Filmés : Jean-Pierre Petit, 06 07 72 22 75

 

(1) http://www.metrobus.fr/numerique/numeriflash.html
(2) http://www.cnil.fr/index.php?id=2537
(3) http://www.robindestoits.org
(4) http://www.metrobus.fr/images/Metrobus/pdf_etc/communiqueratp012009.pdf


Documents :

Télécharger le Communiqué au format Pdf
Dossier de presse écrans espions ACL version 09 02 2009
CP du 22 janvier 09

 



http://antipub.org/

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Publié par fanfanzik à 14:36:11 dans Le savais-tu ? | Commentaires (0) |

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