Publié par fanfanzik à 15:46:55 dans Actions Santé globale | Commentaires (0) | Permaliens
La loi Hadopi votée à la sauvette par 16 députés !
Alors que le vote n'était pas prévu avant la semaine prochaine, les quelques députés présents à l'hémicycle à la fin de la discussion sur la loi Création et Internet ont été priés de passer immédiatement au vote, contrairement à l'usage. La loi a été adoptée, en attendant son passage en CMP puis au Conseil Constitutionnel.

On peine à en croire la démocratie dans laquelle on prétend vivre et écrire. Après 41 heures et 40 minutes d'une discussion passionnée sur le texte, il ne restait qu'une poignée de courageux députés autour de 22H45 jeudi soir lorsque l'Assemblée Nationale a décidé, sur instruction du secrétaire d'Etat Roger Karoutchi, de passer immédiatement au vote de la loi Création et Internet, qui n'était pas attendu avant la semaine prochaine. Un fait exceptionnel, qui permet de masquer le nombre important de députés UMP qui se seraient abstenus si le vote s'était fait, comme le veut la tradition, après les questions au gouvernment mardi soir. Ainsi l'a voulu Nicolas Sarkozy.
Les protestations du centriste Jean Dionis du Séjour n'y ont rien changé. "On est 2,5 % du Parlement", constatait-il pourtant d'un rapide calcul désolé, lui qui fut l'un des rares députés à avoir été omniprésent dans l'hémicycle pendant toute la durée du débat. Mais il a alors appris que son président de groupe François Sauvadet, qui lui ne s'est pas présenté une seule fois au débat, avait donné son accord pour ne pas fixer de date ultérieure à un vote solennel. Quant aux députés socialistes, à l'attitude décidémment bien ambigue, ils n'ont pas jugé utile de s'en émouvoir. Emballez, c'est voté. Quatre députés ont voté non (Martine Billard, Patrick Bloche et deux députés non identifiés), et une dizaine de mains se sont levées sur les bancs de la majorité pour voter oui. En tout, 16 députés étaient dans l'hémicycle au moment du vote.
Ca n'est pourtant pas rien qu'ont adopté les députés, en attendant le vote final qui suivra la Commission Mixte Paritaire du 9 avril, chargée de concilier les quelques divergences entre le Sénat et l'Assemblée.
Dans le seul et unique but affiché de protéger les intérêts d'une partie de l'industrie culturelle (et non des artistes), les députés ont créé un tribunal d'exception, l'Hadopi, qui aura pour charge d'avertir et de sanctionner des internautes dont le seul tort avéré aura été que leur adresse IP apparaisse sur des relevés d'infractions effectués, on ne sait trop par quelle méthode, par des ayants droit. Même si l'on connaît d'ores-et-déjà l'énorme risque de faux positif, le seul moyen pour l'internaute innocent de plaider sa bonne foi auprès de l'Hadopi sera d'avoir installé au préalable un logiciel de sécurisation labellisé par l'Etat, qui sera contrôlé à distance et en permanence par une société privée. Un véritable spyware imposé par l'Etat, aux conséquences funestes, qui révèle en réalité le but principal de la loi : obliger chaque internaute à équiper son ordinateur d'un filtre, qui permettra de cacher ces pirates que l'on ne saurait voir, et surtout demain, de sacrifier la liberté d'expression. Le tout en bafouant allègrement les droits de la défense, puisque malgré la mise en place d'une usine qui sera chargée d'envoyer 10.000 avertissements par jour et de prendre 1.000 décisions de suspension par jour, les internautes qui se sentent accusés à tort n'auront pas la possibilité de contester les accusations, ou alors uniquement après leur condamnation, sans suspension de la peine. Et bien sûr, sans qu'il soit matériellement possible de démontrer son innocence, pourtant réelle, sauf à produire d'improbables preuves qui n'en sont pas.
Et l'on nous dit que "tous les artistes" sont d'accord avec cela ? Qui peut le croire ?
En tant qu'internautes, la loi Création et Internet nous est totalement égale. Elle ne changera rien, ni pour les pirates qui ont déjà trouvé les failles ni pour les artistes qui ne mettront pas un centime de plus à leur déclaration d'impôts grâce à la riposte graduée. Mais en tant que citoyens, cette violation des principes qui fondent la République nous révulse. Elle aurait poussé, en d'autres temps, à l'insurrection. Et elle poussera, c'est certain, à la désobéissance civile. Si la démocratie étatique ne s'accomode pas d'Internet, l'Internet démocratique se fera sans l'Etat.
Publié par fanfanzik à 15:18:02 dans Démocratie à l'agonie | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par fanfanzik à 09:07:00 dans Actions Santé globale | Commentaires (0) | Permaliens
Le dernier prix Nobel de médecine suscite l’indignation d’une minorité dans la communauté scientifi que, notamment de la part des membres du Groupe pour la réévaluation de l’hypothèse VIH = sida. Retour sur la controverse avec le Dr Étienne de Harven, spécialiste incontesté des rétrovirus, l’un des tout premiers scientifiques à avoir émis des doutes.- - -télécharger au format PDF
Accusé de négationnisme par ses pairs, Étienne de Harven se définit plus précisément comme un négationniste du VIH. Il s’explique.- - -télécharger au format PDF

Dans les années 70, la recherche sur l’implication des rétrovirus dans le cancer est dans l’impasse. La découverte de la transcriptase inverse, une enzyme qui permet à un virus de « pirater » l’ADN d’une cellule, va alors permettre d’orienter les recherches vers une nouvelle cible : le sida.
Les voix commencent à se délier au sujet des estimations des agences de santé internationales qui ont de plus en plus de mal à justifier les moyens mis à leur disposition. Exemple avec James Chin, l’ancien directeur du programme mondial du sida à l’OMS.
En Afrique, les critères de diagnostic et les modes de dépistage n’ont pas la rigueur de ceux pratiqués en Occident- - -télécharger au format PDF
La mise à disposition des tests de dépistage rapide soulève la question de leur fiabilité…
Il semble que les effets délétères des trithérapies soient largement sousestimés, notamment chez les foetus et les nourrisons.
Publié par fanfanzik à 13:27:36 dans Actions Santé globale | Commentaires (0) | Permaliens
Communiqué de presse – 10 mars 2009
Cinq associations (Résistance à l’agression publicitaire, Souriez vous êtes filmés, Big brother awards, Robin des toits et Le Publiphobe) viennent d’assigner la RATP et sa régie publicitaire Métrobus (filiale de Publicis et JCDecaux) devant le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris, pour leur projet d’installation massive d’écrans publicitaires « espions » dans les couloirs du métro parisien. Quatre écrans sont déjà actifs à la station Étoile, et 400 autres sont prévus d’ici à fin juin 2009. Par ailleurs, 800 écrans doivent être installés dans les gares SNCF d’ici à la fin de l’année 2009.
La première audience aura lieu le 1er avril 2009 à 9 heures, devant la chambre des référés du Tribunal de grande instance de Paris, 4 boulevard du Palais, 75001 Paris, métro Cité. Rendez-vous public devant l’entrée du Palais de justice à 8h30.
Des capteurs installés dans les écrans permettent de mesurer le nombre de personnes qui passent, et analysent leurs réactions afin de détecter quel élément de l'image a retenu leur attention. Ces capteurs peuvent aussi donner des informations sur l'âge et le sexe des passants réceptifs à chaque campagne.
La société Majority Report, qui équipe les panneaux avec cette technologie, est elle aussi assignée. Le nom de cette société fait référence au livre et au film Minority Report, dans lesquels le héros se voit interpellé par des écrans publicitaires, capables d’identifier les passants en scannant l’iris de leur œil à distance.
La démonstration du procédé dit « capteur de visage », sur cette vidéo en ligne de la société Quividi (concurrente de Majority Report), parle d’elle-même :
http://www.quividi.com/fr/in_action.html
Les 3 sociétés sont poursuivies pour violation de la législation sur la vidéosurveillance, ici utilisée à des fins purement mercantiles. De plus, les associations dénoncent la mise en place probablement illégale de dispositifs d’analyse de données biométriques, installés sans aucune concertation, et à l’insu total des usagers et du personnel de la RATP.
Cerise sur le gâteau : ces écrans sont également équipés de capteurs Bluetooth, capables d’envoyer des messages publicitaires sur les téléphones portables. Métrobus, qui assure que cela dépendra d’une démarche active du passant (qui devra s’approcher du panneau), oublie de préciser qu’elle avait d’abord prévu d’arroser directement les téléphones avec des messages publicitaires, mais que son projet s’était vu retoqué par la CNIL (2).
Or le Bluetooth, outre son caractère intrusif, est dans le collimateur des experts en santé publique : les dernières études internationales, validées notamment par l'OMS et le Parlement européen, dénoncent les risques sanitaires graves de ces technologies sans fil. Les usagers vont ainsi être soumis à un rayonnement électromagnétique supplémentaire et potentiellement dangereux, notamment pour les personnes électrosensibles (3).
Renversement des rôles
Cinq ans après le retentissant procès « des 62 », au cours duquel la RATP et Métrobus avaient demandé 1 million d’euros de dommages et intérêts à 62 antipublicitaires qui avaient barbouillé des affiches dans le métro, les rôles sont donc aujourd’hui renversés : au tour de la RATP et de Métrobus de se retrouver sur le banc des accusés !
C’en est désormais fini d’une certaine impunité en matière d’agression publicitaire. Ceux qui sont, à l’origine, simplement censés assurer nos déplacements quotidiens, vont devoir rendre des comptes sur leur politique de harcèlement publicitaire, menée à l'encontre des citoyens.
Cette action bénéficie du soutien de personnalités politiques : une question orale a été posée au gouvernement à ce sujet par Martine Billard, députée de Paris, le 18 février dernier ; le conseil de la Mairie du XIè vient d’adopter à l’unanimité un vœu au Maire de Paris demandant la suspension de l'installation des écrans ; le groupe des Verts au conseil de Paris va aussi déposer un vœu dans ce sens, aujourd’hui le 10 mars.
Rappelons enfin que les recettes publicitaires ne représentent qu’environ 1,7 % du budget de la RATP. Une augmentation de 5% du prix du billet suffirait pour faire disparaître toute la publicité du métro parisien (4), et rendre ainsi celui-ci plus agréable à utiliser.
Contacts presse :
- RAP : David Sterboul 04 66 29 82 85 ; Charlotte Nenner, 06 22 73 08 73 ;
- Souriez Vous Êtes Filmés : Jean-Pierre Petit, 06 07 72 22 75
(1) http://www.metrobus.fr/numerique/numeriflash.html
(2) http://www.cnil.fr/index.php?id=2537
(3) http://www.robindestoits.org
(4) http://www.metrobus.fr/images/Metrobus/pdf_etc/communiqueratp012009.pdf
Documents :
Télécharger le Communiqué au format Pdf
Dossier de presse écrans espions ACL version 09 02 2009
CP du 22 janvier 09
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Publié par fanfanzik à 14:36:11 dans Le savais-tu ? | Commentaires (0) | Permaliens
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