• Noël Mamère, député de Gironde,
    en partenariat avec Robin des Toits, Fondation Sciences Citoyennes,
    le SUPAP-FSU et le CRIIREM

    a l'honneur de vous inviter à un colloque sur le thème :

    Téléphonie mobile, Wifi, WiMax et Santé : état des lieux
    le lundi 12 janvier 2009
    de 9h à 18h
    salle 62-17
    Assemblée Nationale


    Programme de la journée


    9h - 10h Accueil des participants par Noël Mamère

    10h - 12h30 Etat des lieux scientifique sur les problèmes sanitaires :

    Avec la participation du Professeur Olle JOHANSSON, professeur associé au Karolinska Institute de Stockholm (Suède), co-auteur du Rapport BioInitiative, du Professeur Dominique BELPOMME, cancérologue à l'Hôpital Européen Georges Pompidou, Président de l'ARTAC, M. André CICOLELLA, chercheur en science environnementale, Fondation Sciences Citoyennes.

    12h30 - 14h Pause déjeuner

    14h - 15h La réglementation en France et en Europe : les évolutions juridiques

    Avec la participation de Me Richard FORGET, avocat au barreau de Paris, de M. Noël MAMERE, député de Gironde, Mme Michèle RIVASI (sous réserve), vice présidente du CRIIREM, et de M. Etienne CENDRIER, porte-parole de Robin des Toits.

    15h15 - 16h30 Electrohypersensibilité : description du handicap et solutions possibles

    Avec la participation du Professeur Pierre LE RUZ, docteur en physiologie et président du CRIIREM, expert auprès du Conseil de l'Europe, du Professeur Olle JOHANSSON, professeur associé au Karolinska Institute de Stockholm (Suède), du Professeur Dominique BELPOMME, cancérologue à l'Hôpital Européen Georges Pompidou, Président de l'ARTAC, et de Mme. Marie-Claude SEMEL, SUPAP-FSU, Ville de Paris


    17h – 18h Conférence de Presse


    -- --
    NB : Les institutionnels Afsset, Afom et Fondation Santé Radiofréquence ont été invités à participer aux tables rondes et n'ont, à ce jour, pas répondu.

    ---
    Voir également :

    - Propositions de loi, amendements ...

    - VIDEO Recontre-débat 'Téléphonie mobile, antennes relais, wi-fi... Quels risques, quels projets ?' - Les Verts 18è - 12/11/2008

    - 'Les lanceurs d'alerte' : OGM, ondes électromagnétiques, éthers de glycol - France 3 Ile de France - 19/10/2008


    programme_colloque_electromagnetique_assemblee_nationale_pdff.pdf Programme_colloque_électromagnétique_Assemblée_Nationale.pdff.pdf  (52.01 KB)

    Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable

     

    http://www.robindestoits.org/photo/titre_1457243.jpg




    votre commentaire
  • France Telecom, dans le cadre officiel du SERVICE PUBLIC de la téléphonie fixe dite filaire,
    utilise depuis plusieurs décennies des Répéteurs Hertziens pour l'acheminement des signaux.

    Ces Répéteurs Hertziens (RH) génèrent
    des Faisceaux Hertziens (FH) de liaisons de différents types qui sont tous soumis à Servitudes légales et obligatoires (bandes), etc ... , soit :
    - PT1 relatives aux transmissions radioélectriques concernant la protection des centres de réception contre les perturbations électromagnétiques.
    - PT2 relatives aux transmissions radioélectriques concernant la protection contre les obstacles, des centres d'émissions exploités par l'état.
    . . . / . . .

    Ces servitudes font l'objet d'enquêtes publiques et d'un affichage in situ et en Mairie.

    Ces servitudes de faisceaux de liaisons Hertziennes du Service Public des télécommunications sont dûment retranscrites
    notamment dans les documents d'urbanisme (POS, PLU, Règlements spécifiques de zone, etc ...).
    Bien évidemment ces servitudes sont opposables en droit dans tous les documents, notamment les actes de propriétés notariés.

    Concernant la réponse au post précedent, ses sont ces types de RH qui sont disposés sur le pylône FT d'Arthez-de-Béarn sur lequel
    Jean-Marc Aubry a réalisé son action fin novembre 2008.

    C'est aussi pour cela, pour répondre au post ci-dessus, qu'il est effectivement possible et normal que des techniciens puissent élaguer des arbres
    dans une propriété car ceux-ci gênent l'acheminement des signaux du Faisceau Hertzien vers un autre RH qui est dans ce cas situé à environ 15 km.

    Ces faisceaux étant parfaitement enregistrés avec toutes les précautions réglementaires concernant notamment les azimutages,
    les élévations ainsi que leurs impacts terminaux (canal de fuite parfaitement connu),
    n'ont jusqu'à présent pas causé de problèmes particuliers par rapport à la Santé humaine.
    Leur nombre étant relativement limité sur le territoire national et dans le monde, leur impact sur le vivant était considéré comme négligeable,
    notamment pour la faune (exemple abeilles), car en quelques secondes, les animaux avaient la possibilité de se trouver hors du faisceau et
    de récupérer un état normal.


    Téléphonie Mobile = Une nouvelle pollution environnementale
    ARTIFICIELLE issue du spectre des HyperFréquences micro-ondes . . . en libertés !!!
    (qu'aucun métabolisme du vivant ne peut gérer).


    Il y a environ un peu plus d'une décennie les opérateurs de téléphonie mobile qui utilisaient quasi essentiellement le filaire pour interconnecter
    soit les BST entre elles (maillage) ou vers des BSC / MSC / CS, etc . . . ont utilisé avec parcimonie des liaisons RH dans des cas précis de BST situées
    dans des zones particulièrement accidentées montagneuses pour les liaisons.
    Ceci ne générait en principe aucun problème particulier dit biologique ou sanitaire.

    Depuis quelques années pour diverses raisons, notamment de simplicité d'utilisation et de mise en oeuvre, de rationalisation, de goût (business)
    et enfin pour s'affranchir du passage par le réseau filaire de FT, les opérateurs ont commencé par installer,
    avec une montée en charge progressive systématiquement des RH sur la plupart des BST.

    Force est de constater qu'il n'y a pas eu à l'époque, faute d'information, de réaction des autorités ou de la population.

    Le problème essentiel étant que face à cet état de fait les opérateurs se sont "engaillardis"
    et se sont ensuite quasiment affranchis des dispositions réglementaires de créations de FH.
    La raison en est simple (technique): En effet lorsque France Télécom réalisait une liaison en FH, celle-ci était sécurisée
    notamment en amont de la réalisation physique de l'installation
    par une étude d'installation souvent sur un choix de point haut, vers un autre point haut avec EVIDEMMENT
    une étude sérieuse sur l'impact du faisceau de fuite soit au sol, soit perdu dans le ciel.
    Un dossier réglementaire était donc ensuite instruit toujours avant construction de l'installation,
    qui aboutissait à l'enquête publique de création de servitudes relatives aux transmissions radioélectriques.

    En ce qui concerne les opérateurs qui sont des sociétés privées dépendantes du droit commercial,
    ce type de cheminement réglementaire est quasiment impossible à réaliser,
    tout simplement parce que les BST sont dans la plupart des cas déjà implantées,
    notamment en zones urbaines et qu'évidemment les liaisons par FH ne peuvent souffrir de correctifs en azimutages ou élévations !!

    En conséquence les opérateurs de TM ont choisi dans la plupart des cas de s'affranchir de la réglementation en vigueur, car celle-ci était impossible à respecter.
    De plus comme évidemment la téléphonie mobile n'est pas un service public, il était donc impossible de réaliser des enquêtes légales publiques des servitudes.
    Cette chaîne d'illégalités s'est de facto appliquée aux actes notariés du foncier des bailleurs de BST, des usufruitiers, ayants droits, actes co-latéraux, etc . . .

    Aspect sanitaire,

    il faut savoir que ces servitudes génèrent non seulement des limitations des hauteurs de constructions (obstacles) notamment d'immeubles,
    mais surtout de création de zones foncières dites non aedificandi,
    ce qui depuis quelques années en fonction de l'évolution de la valeur du foncier situé en zone constructible prend une très grande importance.
    En d'autre terme un terrain situé à plusieurs kilomètres d'une BST peut avec un FH être déclaré officiellement non constructible même dans une zone constructible.
    Bien évidemment actuellement en l'absence de servitudes déclarées il est impossible de savoir les lieux et le nombre exact de FH qui ont un impact final au sol.
    En conséquence, combien de personnes sont impactées par les irradiations des FH sans le savoir, ceci est donc un scandale sanitaire.


    Un parallèle peut être réalisé avec les BST de puissances appelées macro-stations qui à l'origine n‘étaient installées qu'à la campagne
    (en raison de leur dangerosité dans la zone proche) pour couvrir une vaste zone,
    ensuite en catimini certaines ont été installées en en zones péri-urbaines et enfin carrément actuellement en zones urbaines !.
    La liste est longue des évolutions de la TM vers le toujours plus, dites "No limits".
    Un autre exemple qui peut avoir de graves conséquences sanitaires :
    si l'on reprend les anciennes brochures éditées par "la machine de guerre" des opérateurs appelée AFOM,
    il est stipulé qu'évidement les antennes relais sont installées sur des points hauts, sous entendu de telles façons
    que les faisceaux avec des tilts adaptés ne font pas face aux habitations.
    L'ANFR a donc réalisé en ce sens dans le protocole de mesures un schéma où est clairement stipulé
    une hauteur d'émetteur évidement nettement supérieure au point de mesure.
    En 2004, l'association de Crest ASL, constate que l'ANFR transpose faussement en inversion dans les rapports les mesures des émetteurs
    qui sont en réalité dominés par les points de mesures d'appartements de particuliers dans les immeubles.
    Ceci est totalement scandaleux et trompeur pour le non initié, mais qu'à cela ne tienne depuis l'ANFR
    a simplement rajouté un aliéna qui précise que le schéma normal proposé peut être l'inverse !.


    Le problème aurait pu être marginal, mais les opérateurs dans leur recherche d'un profit maximum,
    ont fait littéralement exploser de façon exponentielle le nombre de RH,
    à tel point qu'à ce jour le nombre de FH issu des télécommunications du service public de FT est devenu totalement marginal !.

    A ce jour les FH qui sont sur le territoire sont donc maintenant essentiellement issus de la TM, leur nombre croit journellement,
    il est actuellement estimé à plus de 120 000 unités, ce qui est phénoménal.
    On constate actuellement une création journalière de FH de la TM en France
    de ± 60 nouveaux Faisceaux Hertziens par jours ouvrables !!

    Ceci a évidemment totalement bouleversé l'environnement électromagnétique en fréquence GHz
    avec les conséquences que nous connaissons bien évidemment sur l'humain,
    mais aussi sur la faune, dont les oiseaux (embryons d'oeufs, etc . . .), les insectes et évidemment les abeilles.

    D'ailleurs en ce qui concerne notamment les abeilles la cause est entendue,
    même s'il peut y avoir co-promotion avec d'autres pollutions environnementales (pesticides, etc...),
    la généralisation des FH a signé leur arrêt de mort.


    Paradoxalement si des personnes telles que Bernard Vaissière qui dirige le laboratoire de pollinisation et d'écologie des abeilles
    à l'INRA d'Avignon n'avait pas rompu le dialogue avec Next-up organisation, nous aurions pu apporter l'évidence que les FH sont
    effectivement des tueurs d'abeilles avérés dans un laps de temps de quelques secondes (désorientation)
    à quelques minutes pour leurs condamnations à mort.


    En effet les fréquences en 20 GHz à 50GHz sont des fréquences du spectre micro-ondes millimétriques.
    Plus la fréquence est élevée, plus la longueur d'onde est courte
    et plus l'onde transporte de l'énergie, en d'autres termes, l'énergie transportée est inversement proportionnelle à la longueur d'onde.
    Il faut savoir que contrairement aux irradiations en MHz décimétriques ou centimétriques,
    les irradiations en GHz issues des Faisceaux Hertziens n'ont aucune diminution d'énergie transportée avec la distance,
    celles-ci sont annihilées seulement par des obstacles (Servitudes de protection contre les obstacles) ou la courbure de la terre (25 Km),
    en conséquence il est évident que les seules Zones Blanches (zones de survies)
    sont actuellement par exemple pour les abeilles les . . . zones urbaines.



    - Demandes au Gouvernement :

    - Next-up organisation exige le démantèlement immédiat de tous les RH non réglementaires et non nécessaires au fonctionnement normal de la TM.
    Ceci engendrerait une diminution drastique des Faisceaux Hertziens.
    Ce retour à la "normalité" (nombre antérieur), serait salutaire pour tout le vivant.

    - Next-up organisation demande aux autorités sanitaires la création d'études épidémiologiques avec clusters pour des études de cas concernant cette problématique.

    - Next-up organisation demande l'engagement de la responsabilité pénale de tous ceux qui sont en charge de responsabilités
    concernant l'application de la réglementation (manquements aux devoirs de leur charge),
    ainsi que de tous ceux qui n'ont pas respecté la réglementation attachée au déploiement des RH (infractions par rapport à la réglementation).


    Nouveau et "scandaleux" :

    - Ce 22 août 2008,
    un décret [Legifrance] du . . . Conseil d'État
    pris après avis de . . . la Commission Supérieure du Service Public des Postes et des Communications Électroniques,
    précise les obligations de Service Public en matière de communications dites électroniques.
    Ce nouveau décret "taillé sur mesure" déroule "le tapis rouge" aux opérateurs qui peuvent maintenant s'immiscer dans le Service Universel,
    donc dans la notion, même restrictive, de Service Public.

    Même si en droit tout est contestable, c'est incontestablement une nouvelle grande victoire digne et dans la lignée du fameux décret 2002-775.
    Ce décret va rendre beaucoup plus complexe l'illégalité de l'immixtion (financière) des collectivités locales notamment départementales,
    ce que Next-up organisation dénonce depuis des années à la Cour des Comptes.
    Dans ces conditions, pourquoi pas encore un nouveau décret qui exonérerait les opérateurs de TM de Servitudes pour les RH,
    avec bien évidemment, car autant boire le coupe jusqu'à la lie, une rétroactivité pour absoudre les illégalités !.


    - Décembre 2008,
    Femtocells : il ne se passe pas une journée sans qu'une annonce soit faite de la création dans chaque département de plusieurs
    centaines d'antennes relais en tous genres [exemple 387 Antennes Relais suplémentaires sur un seul département],
    notamment WiMax, etc . . . souvent interconnectées par Faisceaux Hertziens.
    Cela correspond à des dizaines de milliers de nouvelles antennes relais collectives, qui vont prochainement se rajouter
    aux Femtocells (relais individuels . . . d'antennes relais !) destinée à créer une zone de couverture restreinte puissante,
    dont le nombre va se chiffrer certainement en millions (idem que les box) !

    La finalité des Femtocells sera l'uniformisation d'un rayonnement maximum égal pour tous,
    équivalent à celui actuel d'une proximité avec une BST d'antennes relais.
    Début de l'ultime catastrophe sanitaire ?.

    Un dossier complet sur les Femtocells est en cours.

     

    http://next-up.org/


    votre commentaire
  •  

    Journaux « gratuits », « 20 % de produit gratuit en plus »... On a le sentiment que le mot « gratuit » est partout et la réalité nulle part. Profanée par le marketing qui l'enrôle pour stimuler la demande, la gratuité a, en réalité, quasiment disparu de l'offre politique. Elle subsiste dans quelques appellations institutionnelles, comme « école gratuite », expression consacrée par un siècle de liturgie républicaine et qu'on n'ose rectifier en « école coûteuse ». Mais, quand le débat n'est pas inhibé par l'indulgence et le respect qu'inspirent les vieilles dames, la plupart des responsables de la chose publique réprouvent le terme gratuité. Déresponsabilisant. Trompeur. Presque incivique. Comment reconnaître la valeur des choses quand nous oublions qu'elles coûtent de la peine et de l'argent ?

    Le boniment publicitaire fait ses choux gras du gratuit ; pris dans la grosse déprime du politique, les représentants du bien commun, qui autrefois s'enorgueillissaient de proposer des services publics fièrement déclarés gratuits, n'en veulent plus. Que s'est-il donc passé ?

    Dénouons d'abord l'aveuglant paradoxe communiqué à flots continus par des entreprises capitalistes ayant fait de la gratuité leur principal argument commercial. TF1, M6, le quotidien 20 minutes et quelques autres sont des médias engagés dans une fonction très sensible : la production de signes, de symboles, de langage, à travers un service d'information ou de divertissement gratuitement proposé au public. Derrière l'apparence, il y a une transaction marchande classique, avec client, fournisseur et marchandise. Le client est un annonceur publicitaire, le fournisseur un diffuseur de programmes – ou d'informations –, et la marchandise, un téléspectateur – ou un lecteur. Ce que le client achète au fournisseur, c'est du « temps de cerveau disponible », selon l'expression désormais consacrée après que M. Patrick Le Lay, président de TF1, en a fait la cynique offrande aux éditorialistes. Le contenu est gratuit, et c'est bien normal, parce que le contenu, c'est l'asticot. Le pêcheur n'exige pas de la tanche qu'elle finance l'asticot. Gratuit pour la tanche, mais financé par le pêcheur, puis par l'amateur de tanche qui lui achète sa prise. Transaction cent pour cent marchande. Zéro gratuité.

    Voilà pour le côté obscur. Potentielle asphyxie de l'espace commun par privation de gratuité. L'autre versant, c'est que, en dépit de ces évolutions ravageuses, la gratuité existe et constitue un fil d'Ariane précieux pour réexplorer les voies de la transformation sociale. Nous partageons tous une expérience paradoxale dans ce monde où l'argent semble tout submerger : la sourde conviction que la gratuité n'est pas en périphérie, mais en axe de notre existence. Certes, troublés par l'obnubilation marchande et l'inflation marketing du mot « gratuit », nous évitons de nous l'avouer ; mais cela ne nous empêche pas de reconnaître la place éminente de ce qui est sans prix : l'amour, l'amitié, l'engagement parental pour l'éducation des enfants, la lumière du soleil, la contemplation des paysages, les cadeaux qu'on nous fait et dont la valeur sentimentale submerge immédiatement le caractère de marchandise interchangeable...

    L'espace public s'appauvrit. Il se vit de plus en plus comme les parties communes d'une copropriété, simple appendice du domaine privé. Finalement, là où se sont constituées de grandes gratuités qui solidarisent, ça résiste mieux qu'ailleurs. La Sécurité sociale ou le système public d'enseignement se sont installés dans le paysage avec un naturel qui fait parfois oublier combien il fut ardu de les imposer. Quand on les attaque, la réaction est encore vive. Gratuités productrices du sentiment commun : les personnes qui ne sortent pas la nuit ne se plaignent pas de contribuer à l'éclairage public.

    Notre temps n'échappe pas à l'obnubilation marchande. Selon le discours dominant, il faudrait, par raison et par vertu, que nous consacrions davantage de temps au travail. Nous nous laissons prendre. Nous acceptons même parfois de recouvrir notre activité de terminologies obscènes : « apprendre à bien se vendre », « valoir 300 K euros par an ». Mais, quand on y fait porter le rayon de la gratuité, tout s'éclaire assez différemment. « Temps de travail » peut aussi se dire « temps vendu », marchandise soumise au bon vouloir de l'acheteur. Le contraire du temps gratuit, à soi, ouvert à la libre activité. D'un côté, l'instrument ; de l'autre, le but. D'un côté, la nécessité ; de l'autre, la liberté. Certes, on peut s'épanouir aussi dans le temps vendu, mais c'est par une coïncidence qui toujours excède le contrat salarial, supplément inaliénable, gratuit et d'ailleurs aléatoire à ce qu'exige de nous la subordination salariale. Supplément menacé. De contrat nouvelles embauches (CNE) en délocalisation, de flexibilité en sous-emploi chronique, une pression très puissante nous invite à nous vider de notre autonomie biographique et à y substituer une subjectivité toujours plus soumise aux objectifs de l'entreprise. Quel sens voulons-nous donner à notre temps, à notre vie ? Quelle part sommes-nous prêts à vendre ? De quelle autre voulons-nous préserver la gratuité sans prix ?

    La gratuité est-elle condamnée à la défensive ? L'avènement d'Internet, en ouvrant sur la possibilité d'un partage universel et quasiment gratuit des biens culturels, relance la question d'une façon certes brouillonne, iconoclaste, inquiétante pour les salons cosy et pour la porcelaine, mais que beaucoup trouvent franchement jubilatoire. Depuis qu'il a mondialisé son règne, le marché ne cesse de nous bassiner avec l'insurmontable supériorité de ses capacités au libre échange, et le voilà contraint à des contorsions désespérées pour en empêcher la fluidité.

    Découvrant dans les biens culturels un fabuleux gisement pour ses profits, le capitalisme financier nous annonçait déjà qu'il ne laisserait plus rien hors de sa voracité. Patatras ! Le voilà contraint de se barricader dans ses vieux métiers et d'envisager sérieusement que l'avenir lui file entre les doigts. La gratuité aura en toute occurrence partie liée avec l'avenir, qu'elle soit soutenue par la puissance du grand nombre ou imposée par effraction grâce à l'ingéniosité des hackers. Ou les deux.

    Ce coup de jeune réveille une vieille évidence portée par une longue et fructueuse expérience sociale. La gratuité est indispensable à l'exercice de droits essentiels pour l'épanouissement individuel comme pour la vie collective.

    Quand la loi reconnaît le droit à vivre sous un toit, comment sortir de l'incantation sans aller vers quelque chose comme une sécurité sociale du logement, dont les assurances privées proposées aux accédants à la propriété montrent d'ailleurs qu'elle est tout à fait possible ? Si l'on veut rétablir de l'espace commun et faire baisser la cocotte-minute de la répression antipauvres, pourquoi les transports publics urbains ne seraient-ils pas rendus gratuits, au moins pour les jeunes avant qu'ils aient un emploi, comme l'est déjà, sans provoquer la révolte, la très coûteuse voirie urbaine ? Le droit à l'éducation, l'égalité et la liberté d'accès aux soins, même imparfaits, même attaqués, tordus comme ils le sont, montrent la voie : c'est possible, ça peut marcher et ça fait du bien. Concrétiser un droit par une gratuité, c'est sortir de l'assistance sociale et produire des institutions non plus sociales, mais politiques, c'est-à-dire des institutions ouvrant vraiment sur l'égalisation des conditions.

    L'institution d'une vraie gratuité ne biaise pas. Elle ne se contente pas de changer le statut de la propriété des entreprises, mais libère du rapport marchand lui-même. Elle assèche la place occupée jusque-là par le marché, détournant des richesses parfois considérables de la valorisation du capital. Quand elle est acquise, elle s'ancre dans les âmes et y produit des évidences tout aussi fortes que celles du marché. Celle ou celui qui donne de son temps éprouve qu'il est sans prix, sans oublier pour autant ce qu'il vaut d'argent sur le marché du travail.

    C'est pourquoi les gratuités instituées s'ancrent dans l'histoire des sociétés. On a pu sans grande résistance privatiser les banques publiques. Mais l'idée même de présenter l'éducation nationale comme une entreprise privée paraît une obscénité. Tout cela offre une boussole pour repenser des transformations radicales, mais inscrites dans le présent, dans le concret. Ici et maintenant : de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. Ceux qui pilotent le système s'en doutent-ils ? A l'occasion du débat sur la loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI), M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre français de la culture, mit toute sa grandiloquence à le suggérer : « J'ai en face de moi un ennemi redoutable, le rêve de la gratuité. »

    Jean-Louis Sagot-Duvauroux.

    , , , , , , , , , , , ,

    Lien   <script type="text/javascript"></script>imprimer Imprimer

    Jean-Louis Sagot-Duvauroux

    Philosophe et dramaturge, auteur de De la gratuité (L'Eclat, Paris, 2006), réédition de Pour la gratuité (Desclée de Brouwer, Paris, 1995). Le livre est en accès libre sur le site de l'éditeur.

    votre commentaire
  • Vous vous etes deja pose la question mais d ou vient l argent? vous aurez la reponse, vous allez decouvrir enfin la verite quasiment cachée du fonctionnement du systeme mis en place depuis longtemps. VOIR CE DOCUMENTAIRE

    Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien.
    Ce processus est peut-être le tour de dextérité
    le plus étonnant qui fut jamais inventé.
    La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché.
    Les banquiers possèdent la Terre.
    Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent
    et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter.
    Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes
    comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique
    car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux.
    Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques
    et à payer le prix de votre propre esclavage
    laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les
    crédits.
    – Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941
    (réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque)

    Réalisation par Paul Grignon http://www.moneyasdebt.net

    1 commentaire
  • Source: Yahoo France (articles supprimé)
    Source originale (en anglais): Reuters
    http://www.reuters.com/article/topNews/idUSL1760049120080617?feedType=RSS&feedName=topNews&rpc=22&sp=true

    Reuters - Mardi 17 juin, 20h23

    Moscou - À vouloir éviter la pluie en semant du ciment dans le ciel, l'armée de l'air russe a expédié la semaine dernière un sac de 25 kg sur une maison de la banlieue de Moscou.
    "Un sac de ciment utilisé pour assurer... le beau temps sur la région de la capitale... ne s'est pas désagrégé complètement à haute altitude et est tombé sur le toit d'une maison, ouvrant un trou de 80 centimètres à 1 mètre", a dit la police à l'agence russe RIA-Novosti.
    À la veille des jours fériés importants, l'armée de l'air russe mobilise souvent jusqu'à douze avions-cargo chargés d'iodure d'argent, d'azote liquide et de poudre de ciment pour asperger les nuages qui menacent Moscou et chasser l'humidité du ciel.
    Ça a été le cas pour le Jour de la Russie, qui célèbre l'indépendance du pays après l'écroulement de l'Union soviétique, le 12 juin. Mais ce jour-là, tout ne s'est pas déroulé comme prévu.
    La propriétaire de la maison endommagée n'a pas été blessée, mais elle a refusé les 50000 roubles (1300 euros) offerts par l'armée et a annoncé qu'elle porterait plainte pour dégradations et souffrances morales.
    Selon les météorologues, une mauvaise dispersion du ciment n'était jamais arrivée en 20 ans de chasse aux nuages.

    Chris Baldwin, version française Jean Décotte


    votre commentaire